La General Organization for Export and Import Control (GOEIC) d'Égypte a publié le décret n° 322 de 2026 le 18 août 2026, signé par le Dr Mohamed Farid Saleh, ministre de l'Investissement et du Commerce extérieur, afin de fluidifier le contrôle des cargaisons importées. Ce décret modifie les exigences d'importation prévues au point (14) de l'annexe (3) des règles d'exécution de la loi n° 118 de 1975 relative à l'importation et à l'exportation : pour un ensemble défini d'importateurs conformes, un contrôle visuel suffit désormais à libérer les envois.

Selon les nouvelles règles, un contrôle visuel assorti de la vérification que les données figurant sur l'envoi correspondent à celles des documents est suffisant lorsque les marchandises importées sont produites par une entité enregistrée auprès de la GOEIC au titre de l'article (94) du règlement applicable. La même procédure simplifiée s'applique également lorsque l'importateur présente un certificat d'inspection et d'audit authentifié et certifié, couvrant les détails de l'envoi, les résultats d'inspection et d'essais, ainsi qu'une confirmation que les marchandises respectent les normes égyptiennes approuvées.

Que change le décret 322/2026 pour les envois importés ?

Le décret ajoute un second paragraphe aux exigences d'importation du point (14) de l'annexe (3), jointe aux règles d'application de la loi n° 118 de 1975 et à son régime d'inspection et de contrôle des marchandises importées et exportées. Concrètement, cela ouvre une voie de libération plus rapide : au lieu de soumettre chaque consignation à des essais physiques et de laboratoire complets, la GOEIC peut dédouaner les envois éligibles sur la base d'un contrôle visuel plus la conformité documentaire, ou sur la base d'un certificat d'inspection accrédité valide.

L'objectif affiché est de moderniser le système d'inspection et de contrôle, d'éliminer les essais redondants pour les entreprises déjà enregistrées auprès de l'organisation, de réduire les délais de libération et d'améliorer l'efficacité du commerce extérieur égyptien. Les marchandises doivent toujours respecter les normes égyptiennes approuvées, fixées séparément par l'Egyptian Organization for Standardization and Quality (EOS).

Quels importateurs bénéficient de la voie de libération simplifiée ?

Deux catégories d'importateurs peuvent recourir à la procédure simplifiée. Premièrement, les marchandises produites par une entité enregistrée auprès de la GOEIC, dès lors que cet enregistrement repose sur l'article (94) du règlement applicable. Les usines étrangères et les titulaires de marques, y compris les fabricants de cosmétiques et de parfumerie, doivent déjà détenir cet enregistrement GOEIC avant que leurs produits puissent être mis en circulation en Égypte : le décret récompense donc directement les opérateurs déjà enregistrés.

Deuxièmement, tout importateur qui présente un certificat d'inspection et d'audit authentifié et certifié couvrant les détails de l'envoi, les résultats d'inspection et d'essais, et une confirmation de conformité aux normes égyptiennes approuvées. Pour les cosmétiques en particulier, ce décret relatif au contrôle frontalier coexiste avec le régime de notification de l'Egyptian Drug Authority au titre de la loi n° 151 de 2019 et du décret n° 122 de 2022 (base EgyCosm), qui régit la notification des produits et leur mise sur le marché, et non l'inspection portuaire.

Quels certificats d'inspection et d'audit la GOEIC accepte-t-elle ?

Le certificat doit être délivré par une entité accréditée par une autorité reconnue au sein de l'International Laboratory Accreditation Cooperation (ILAC), ou par d'autres organismes égyptiens ou étrangers agréés par le ministre du Commerce extérieur. Les importateurs qui empruntent cette voie doivent vérifier que leur organisme d'inspection ou d'audit détient une accréditation ILAC en cours de validité, ou un agrément ministériel précisant le périmètre des marchandises concernées par l'envoi.

Cette reconnaissance des certificats accrédités ILAC permet aux exportateurs étrangers d'anticiper les essais à la frontière en organisant une inspection avant expédition accréditée dans le pays d'origine, puis en présentant le certificat lors de la libération douanière en Égypte. Elle aligne la voie GOEIC sur les pratiques internationales d'évaluation de la conformité, plutôt que de s'appuyer uniquement sur des essais de laboratoire nationaux au port.

La GOEIC conserve-t-elle son pouvoir d'inspection aléatoire ?

Oui. Le décret autorise expressément la GOEIC à procéder à des inspections aléatoires de tout envoi soumis à ces réglementations, afin de vérifier le respect des exigences et normes approuvées. Un envoi libéré par la voie visuelle ou par certificat peut toujours faire l'objet d'un contrôle aléatoire : une documentation conforme ne dispense pas de la surveillance de la GOEIC. Le tableau ci-dessous résume les trois voies de libération.

Voie de libérationConditionInspection aléatoire
Contrôle visuelProducteur enregistré auprès de la GOEIC, article (94)Toujours applicable
Certificat accréditéOrganisme accrédité ILAC ou agréé par le ministreToujours applicable
Voie standardAucun enregistrement ni certificat valide au dossierInspection complète applicable

Une surveillance continue, en temps réel et par juridiction, fait apparaître les décrets ministériels de ce type dès leur publication sur le centre de médias d'une autorité d'application, afin que les équipes commerce et conformité puissent adapter leur stratégie d'inspection et de certification avant le départ du prochain envoi.

Profitez de cette veille en temps réel

Égypte : régime d'autorisation GMP cosmétiques et notification EDAEn direct
Suivre les jalons réglementaires égyptiens applicables aux produits de soin personnel.
Chaque heure Email 8 actualités
Cette veille en direct a détecté l'actualité que vous lisez.
Activer cette veille gratuitement

Pour agir sur ce décret, trois étapes s'imposent :

  • Vérifiez si votre usine ou titulaire de marque dispose d'un enregistrement GOEIC actif au titre de l'article (94) et, si vous importez sur la base de certificats accrédités, que l'accréditation ILAC ou l'agrément ministériel de votre organisme d'inspection couvre les marchandises de votre prochaine consignation.
  • Informez vos équipes logistique et qualité qu'une libération visuelle ne lève pas le pouvoir d'inspection aléatoire de la GOEIC, et conservez le certificat accrédité joint au dossier d'envoi pour qu'il soit disponible en douane.
  • Pour les cosmétiques, maintenez séparément la notification à l'Egyptian Drug Authority dans EgyCosm : ce décret modifie le contrôle frontalier, non la notification des produits.